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Réduire la police Agrandir la police Imprimer l'article Ingrid Chauvin : “Bruno est toujours serein et positif, il m’apaise énormément”

Quatre ans après le succès de Dolmen, Ingrid Chauvin donne de nouveau la réplique à Bruno Madinier. Dans un thriller haletant, elle revient sous les traits d’une anthropologue judiciaire venue dévoiler les secrets d’une mystérieuse main de femme, retrouvée au cœur des marais salants.

Quel a été votre sentiment à la lecture du scénario ?

Je l’ai trouvé très bien construit. Totalement captivée, j’étais impatiente de découvrir la suite de l’histoire à la fin de chaque épisode. En plus, j’avais eu un vrai coup de cœur pour Jean-Pierre Dusséaux, le producteur, lorsque nous avions collaboré l’année dernière sur la comédie Chassé-croisé amoureux. Je savais que nous travaillerions dans un climat de confiance car il est humain et respectueux. Et évidemment, l’idée de travailler à nouveau avec Bruno Madinier me réjouissait.

Comment se sont passées vos retrouvailles ?

Nous nous sommes retrouvés comme si nous ne nous étions jamais quittés ! Normalement, un temps d’adaptation est nécessaire pour se sentir totalement à l’aise avec son partenaire. Or, dès le premier jour de tournage, tout nous a semblé évident et naturel. Bruno est toujours serein et positif, il m’apaise énormément. Nous évoluions dans une relation de confiance mutuelle, certainement parce que nous avions vécu des moments très intenses sur le tournage de Dolmen. Sur place, les passants nous disaient qu’ils étaient contents de voir notre couple de fiction se reformer à l’écran.

Qui est Marion Ravel ?

C’est une jeune femme passionnée, totalement investie dans son travail d’anthropologue. Dépêchée de Paris à Guérande pour les besoins d’une enquête, elle a un coup de foudre immédiat pour Franck Mercœur. Pourtant, elle réprime ses sentiments parce qu’elle ne le sent pas prêt à s’investir dans une relation sentimentale. Cette retenue crée en elle une grande frustration. Ce personnage m’est apparu plus mature que mes précédents rôles. Il impliquait un jeu tout en nuance et en pudeur.

Avez-vous cherché à amplifier certains traits de son caractère ?

A l’origine, le scénario, essentiellement basé sur l’enquête, développait peu les rapports entre les deux héros. Avec Bruno Madinier, nous avons pensé que le public aimerait s’attacher davantage aux personnages et qu’il serait donc intéressant d’incorporer dans l’intrigue des éléments de leur vie personnelle. Nous en avons fait part à la production et au scénariste qui ont répondu favorablement à notre demande.

Comment vous êtes-vous préparée à ce rôle d’anthropologue ?


J’ai regardé quelques séries qui traitaient de ce sujet mais, surtout, j’ai passé une journée avec un médecin légiste. Il m’a parlé de son travail, me donnant des informations très précises. Il m’a notamment expliqué la conduite à tenir lors de la découverte d’un cadavre, la manière dont il pouvait déterminer le moment de la mort en fonction des insectes qui s’étaient développés autour ou à l’intérieur d’un corps… J’ai été baignée dans un univers impressionnant et rude. Mais c’était instructif et très important pour moi, notamment pour mieux gérer la manipulation des instruments. Le métier d’acteur est extraordinaire parce qu’il offre l’occasion de rencontrer des personnes venues d’horizons divers. Bien sûr, un professionnel trouvera forcément des erreurs en regardant le film mais nous faisons de la fiction, pas un reportage sur le métier d’anthropologue. Le but est de s’en inspirer au mieux pour ne pas être ridicule. Bien préparée, j’ai pourtant ressenti une drôle de sensation la première fois que j’ai dû manipuler les fausses mains. Je les ai trouvées très réalistes ! Avec le temps, je m’y suis habituée, les considérant finalement comme un simple élément du décor.

Vous n’aviez jamais travaillé avec Dennis Berry…

Je ne le connaissais pas mais j’ai découvert un homme charmant. Il a fait preuve d’une admiration sincère et d’un grand respect pour les personnes avec qui il travaillait. Comme il a été acteur, il connaissait notre sensibilité, savait nous guider vers ses envies sans nous brusquer. Nous dînions au moins une fois par semaine avec Bruno Madinier pour parler du scénario. Totalement impliqués tous les trois, nous cherchions constamment à apporter des améliorations.

Quels souvenirs conservez-vous de ce tournage ?

C’était un tournage vraiment particulier pour moi. Je ne connaissais pas les marais salants mais mes grands-parents habitent à 500 m de l’endroit où nous travaillions. Ils sont venus plusieurs fois sur le plateau et j’allais régulièrement dîner chez eux. C’était amusant de les retrouver chaque soir dans ce contexte.

Quels sont vos projets ?

La préparation de La taupe 2 qui est pour l’instant en cours d’écriture. Je suis ravie parce que j’avais trouvé le résultat particulièrement réussi et j’avais adoré travailler avec Vincenzo Marano. C’est un projet qui me tient vraiment à cœur.

“La Main Blanche”, la saga de TF1 à découvrir, si vous n'étiez pas branché sur RTL TVI le 18 mai dernier, dès le 26 mai à 20h50 sur TF1. L'épisode 3 et 4 seront diffusés sur RTL TVI le 25 mai à 20h20.

Fabrice Staal
fabrice@tuner.be
Photos : © TF1


  Mis en ligne le vendredi 23 mai 2008    INGRID CHAUVIN  


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