
Est-ce que le sponsor du Standard de Liège, et actionnaire de BeTV, VOO, a participé à la négociation des droits des deux test-matches? La chaine à péage fait le point.
Cette réflexion n'a échappé à personne : le câblo-opérateur VOO est à la fois sponsor du Standard et actionnaire de BeTV. La chaine à péage a-t-elle profité de ce double statut dans la négociation? La réponse serait négative… La porte-parole de la chaine, Marie-Pierre Dinsart insiste sur le fait que l'offre aux clubs a été faire par BeTV. Et non par son actionnaire principal, VOO.
Par contre, la diffusion des deux rencontres, entre le Standard et Anderlecht fait partie de la stratégie à long terme du groupe. Pour VOO, c'est la volonté de montrer qu'ils sont là, sur le marché et qu'ils vont marquer un intérêt de plus en plus important au niveau des programmes, de leur contenu et de la technologie. Confirmant de la sorte, l'arrivée, les prochaines semaines, d'un nouveau décodeur à disque dur avec haute définition. Du coté de BeTV, la diffusion des deux matchs représente essentiellement une vitrine. La chaine à péage veut proposer à ses abonnés ce qu'il y a de meilleur et ces test-matchs sont les deux journées les plus importantes du championnat. De quoi damer le point à Belgacom TV et faire revenir des abonnés vers BeTV qui propose toute la saison des grands matchs des plus importantes « Ligue 1 » d'Europe et la Champions League.
Concernant le montant de la transaction pour la diffusion exclusive des 2 matchs, BeTV réplique par un simple calcul. "
Divisez le montant que Belgacom TV offre pour les droits de la Ligue Jupiler par le nombre de journées de championnat", explique Madame Dinsart. "
Et vous verrez que nous sommes loin de compte avec les 1,2 millions d'euros versés pour les 2 rencontres de ce week-end".
BeTV ne fera pas d'autres commentaires sur les chiffres des abonnements réalisés, hier, jeudi de l'ascension et jour férié. La chaine attend la fin du week-end et la diffusion, ce dimanche à 20h30, du match Standard-Anderlecht, pour faire le bilan de cette opération marketing.
Pierre Bertinchamps